Rooftops à Bruxelles : nos terrasses perchées préférées pour l’été 2026

Rooftops à Bruxelles : nos terrasses perchées préférées pour l’été 2026

Mis à jour le 24 juin 2026 par pierre

Il y a un moment précis, chaque année, où Bruxelles change d’humeur. Les jours s’étirent, la première vraie soirée douce arrive, et soudain on n’a plus envie de boire un verre au comptoir d’un café : on veut de la hauteur, du ciel, un horizon de toits et de clochers. Pendant longtemps, on enviait ça aux autres villes. Bruxelles n’avait pas la tête aux rooftops. Ce temps est révolu, et franchement, on ne s’en lasse pas.

On a passé pas mal de soirées, ces derniers étés, à monter d’un toit à l’autre. Certains nous ont conquis, d’autres un peu moins, et on a fini par se faire notre propre carte mentale de la ville en hauteur. La voici, classée non pas par ordre alphabétique mais par envie. Selon que vous cherchiez la carte postale, le cocktail vraiment bien fait, l’ambiance qui s’emballe ou le perchoir confidentiel loin de la foule, on vous dit où monter cet été.

Les classiques du centre, plein ciel

Si vous lancez votre tournée, commencez par The BeerLab, sur le toit de l’ancienne Bourse (boulevard Anspach 80, 1000). C’est probablement le meilleur rapport vue-prix de la ville : l’accès est gratuit à partir de 16h, une fois les visites de Belgian Beer World terminées, la terrasse fait le tour complet du bâtiment et la carte de bières belges est interminable. Notre conseil de Bruxellois qui s’y est fait avoir : montez tôt, parce que les tables extérieures partent en quelques minutes les soirs de beau temps.

Juste à côté, vers la Monnaie, le Rooftop 58 (rue de l’Évêque 1, 1000) joue la carte décontractée. On commande tout à l’appli, on partage des frites de patate douce (les habitués ne jurent que par elles), on sirote un cocktail face aux toits du centre. C’est simple, efficace, et très couru le week-end, donc réservez si vous ne voulez pas faire la file en bas.

Toujours sur Anspach, mais au numéro 30, Casa Alta a ouvert plus récemment au-dessus du Grand Casino Viage. L’accès par le casino déconcerte un peu la première fois, on vous prévient, mais une fois en haut on retrouve une terrasse méditerranéenne plutôt sympa (padron, nachos, spritz au programme) et une vue dégagée sur le centre. Service en self, comme souvent sur les rooftops bruxellois ces temps-ci.

Mention plus nuancée pour le Secret Rooftop by Warwick (rue Duquesnoy 5, 1000), perché sur l’hôtel du même nom à deux pas de la Grand-Place. La vue sur la tour de l’Hôtel de Ville est jolie, ça oui, mais l’entrée payante (10 euros, remboursés sur une consommation) et le bar en libre-service en refroidissent plus d’un. À garder pour un verre vite fait si vous êtes déjà dans le coin, plutôt que pour toute la soirée.

Pour un cocktail vraiment bien fait

S’il fallait n’en retenir qu’un côté cocktails, ce serait The Eight, au huitième étage du Bedford Hotel (rue du Midi 135, 1000). C’est notre chouchou, et on n’est pas les seuls : ambiance posée, lumière soignée, barmen qui prennent le temps de vous composer un verre sur mesure. La rançon du succès, c’est qu’il faut souvent patienter un peu, et que par temps de pluie (on est à Bruxelles, ça arrive) on se replie à l’intérieur. Mais quand le ciel suit, c’est l’une des plus belles façons de commencer une soirée en ville.

Dans un autre registre, Tope (square Victoria Régina 1, 1210) joue le Mexique en hauteur, du côté du Botanique. Margaritas, tacos au chou-fleur, churros et même une petite cabine photo pour la fin de soirée : c’est festif, un poil cher, mais l’adresse tient ses promesses.

Pour les soirées qui s’étirent, direction COCO (rue Capitaine Crespel 1, 1050 Ixelles), planqué derrière l’avenue Louise. Là, on est plus dans le club à ciel ouvert que dans le bar tranquille : son rooftop de 300 mètres carrés se transforme dès les beaux jours en piste sous les étoiles, avec DJ sets et éditions estivales du jeudi au dimanche, de 19h à 2h30. On réserve pour dîner, on peut passer sans réservation pour boire un verre, et on prévoit la tenue qui va avec.

The Mix - Ancien batiment Royale Belge à Bruxelles (c) Pierre Halleux Watermael Boitfort - (c) Pierre Halleux
Romeo @The Mix – Ancien batiment Royale Belge à Bruxelles (c) Pierre Halleux

Plus au sud-est, Romeo (boulevard du Souverain 25, 1170 Watermael-Boitsfort) occupe la terrasse du Mix, ce paquebot brutaliste des années 70 qui fut le siège de la Royale Belge. Cocktails, planches italiennes et la fameuse part de pizza offerte avec un verre, DJ résident le jeudi et le vendredi, le tout sur une grande terrasse plein sud avec transats et vue vers la forêt de Soignes. C’est plus excentré, donc moins pris d’assaut, ce qui en fait une bonne porte de sortie quand le centre déborde.

La culture prend l’air

Nos toits préférés ne sont pas toujours des bars permanents. Certains des plus beaux sont des terrasses culturelles qui n’ouvrent que l’été, et c’est précisément ce qui les rend précieuses. Le Bozar Rooftop (rue Ravenstein 23, 1000) en est l’exemple parfait : perché sur le bâtiment Horta du Palais des Beaux-Arts, il mêle vue panoramique, verdure et programmation (concerts, projections, rencontres). Le toit n’avait pas été pensé au départ pour accueillir un bar, donc il y a un contrôle à l’entrée et parfois un peu d’attente, mais on remonte quand même chaque été. Ouvert en saison, du mercredi au dimanche en fin de journée.

Même esprit du côté du Beursschouwburg (rue Auguste Orts 20-28, 1000), dont le rooftop accueille l’été des concerts gratuits avec une jolie vue sur la Bourse. Petit avertissement honnête : ça grimpe tout en haut du bâtiment et il n’y a pas d’ascenseur, donc vous aurez fait vos pas de la journée. L’espace est compact et se remplit vite, mais une fin d’après-midi jazz au soleil vaut largement la montée.

Enfin, Albert (Mont des Arts 28, 1000) est une bête un peu à part, et on l’aime pour ça. On accède à ce rooftop par le palais qui surplombe le Mont des Arts, et c’est plutôt une adresse de jour (brunch, cuisine de saison, café et pâtisserie) que de soirée. Le décor cantine très années 70 ne fait pas l’unanimité, mais la vue sur la ville et le côté brut du lieu ont leurs fidèles, et on en fait partie.

Les perchoirs de quartier

Loin des circuits touristiques, Perché (chaussée de Charleroi 132, 1060 Saint-Gilles) est de ces adresses qu’on garde un peu pour soi. C’est le rooftop de l’hôtel JAM, tout en haut : ambiance béton, longue piscine, terrasse chauffée et abritée pour les soirs plus frais, et des cocktails soignés. C’est cosy, bien caché, et il faut prendre l’ascenseur puis finir à pied pour y arriver, mais ça fait partie du charme de l’endroit.

Côté quartier européen, The Roof by The 1040 (place Jourdan 1, 1040 Etterbeek) combine brasserie au rez-de-chaussée et bar de toit pour l’apéro. C’est l’adresse idéale pour un afterwork place Jourdan, entre une fricadelle de la Maison Antoine et un verre en hauteur quand le soleil tape encore.

Tout en haut, et aux confins de la ville

Pour la vue la plus vertigineuse, montez au Lila29 (boulevard du Roi Albert II 30, 1000), littéralement au vingt-neuvième étage d’une tour du quartier Nord. Cuisine ibérique soignée, jardin sur le toit, sensation de flotter au-dessus de Bruxelles : c’est l’option la plus spectaculaire de notre liste, et le cadre se prête autant à un dîner qu’à un verre les soirs de ciel dégagé.

On termine par Soko Rooftop (Mechelsesteenweg 455, 1950 Kraainem), et là on doit être honnêtes : on n’est plus tout à fait à Bruxelles. Soko se trouve à Kraainem, à la lisière est de la Région, du côté de Stockel. C’est exactement ce qui fait sa différence : au lieu des toits de la ville, on a une vue dégagée sur la verdure, parfaite au coucher du soleil. Cuisine asiatique à partager, réservation qui ouvre quinze jours avant le mois souhaité, et clairement l’une des plus belles vues de toute la périphérie.

Notre verdict de Bruxellois

Une quinzaine de rooftops, pour une ville qu’on disait incapable de lever les yeux il y a peu : on a fait du chemin. Si on devait trier dans le tas :

  • The BeerLab pour le sans chichi,
  • The Eight pour le cocktail,
  • Bozar et Beursschouwburg pour la culture au soleil,
  • Perché pour l’adresse confidentielle,
  • Lila29 ou Soko quand on veut en mettre plein la vue à quelqu’un. Le reste, ça se découvre au fil de l’été, idéalement un soir de ciel clair, ce qui à Bruxelles reste la seule vraie réservation qu’on ne peut pas garantir.