Le nouveau temple des nouilles XXL de Matonge 🍜

Mis à jour le 31 août 2026 par pierre
D’habitude, on passe devant sans s’arrêter… la file déborde sur le trottoir et on n’a jamais le courage d’attendre. On l’avait repéré quand on avait testé le Ratz situé juste en face… Mais cette fois, en allant prendre un brunch dans le coin, on est tombés sur la place vide de tout attroupement… Ca venait d’ouvrir L’occasion était trop belle pour la laisser filer. La Taverne de Zhao, cette gargote parisienne devenue culte à Bruxelles pour ses nouilles tirées à la main de deux mètres de long, a fini par traverser la frontière et poser ses bols fumants rue Saint-Boniface, en plein cœur de Matonge, pour sa toute première adresse belge.
Saint-Boniface, le petit cœur cosmopolite de Matonge
Si on ne connaît pas encore ce coin d’Ixelles, on a intérêt à s’y attarder. La place Saint-Boniface, piétonnisée depuis 2020, c’est un îlot de façades Art nouveau serré entre la rue de la Paix et la rue Ernest Solvay, avec son église en fond de décor et ses terrasses qui débordent sur les pavés dès les premiers rayons de soleil. On y vient depuis toujours pour son ambiance cosmopolite, portée par sa position au cœur de Matonge, et pour la densité impressionnante de restaurants qui s’y sont installés au fil des années, du bouchon lyonnais à la cantine coréenne. C’est dans ce joyeux bazar culinaire que la Taverne de Zhao a choisi de s’implanter.
Une institution parisienne qui traverse la frontière
L’histoire commence en 2011 du côté du Canal Saint-Martin, où le groupe Zhao a peu à peu construit sa réputation autour d’une promesse simple : de la vraie cuisine chinoise, généreuse, sans chichis, et surtout sans se ruiner. Après une dizaine d’adresses parisiennes, Bastille, Opéra, Saint-Germain-des-Prés, Ménilmontant entre autres, le groupe a choisi Bruxelles pour sa première incursion hors de France, en ouvrant rue Saint-Boniface en juin 2025.
Ambiance cantine et nouilles à l’arrache
On ne va pas se mentir, le décor (bienque la plafond rouge) ne va pas faire le tour d’Instagram. C’est petit, un peu bordélique, et on s’y installe coude à coude avec ses voisins de table. On a d’ailleurs préféré s’installer en terrasse : l’intérieur est bruyant, entre le bruit de la cuisine ouverte et les tablées qui slurpent leurs nouilles sans complexe, alors que dehors on profite du calme relatif de la place tout en gardant l’ambiance animée du quartier. C’est précisément dans ce joyeux capharnaüm que réside le charme de l’endroit, et c’est aussi ce que confirment en boucle les avis en ligne : on y loue moins le cadre que la générosité de l’assiette et la rapidité du service, même un soir de rush avec sept couverts à table.
La spécialité de la maison, ce sont les nouilles et pâtes maison, déclinées dans une bonne dizaine de versions. On a personnellement craqué pour les pâtes aux épinards, tomate et bœuf (13,8€) : des pâtes vert tendre nappées d’œufs brouillés à la tomate et de bœuf braisé à la sauce secrète de la maison, avec du chou frais, le tout relevé de sauce soja, de vinaigre noir et d’huile pimentée, puis parsemé de ciboulette, d’épices et de coriandre. Un bol généreux et réconfortant, de ceux qu’on finit jusqu’à la dernière goutte de sauce.
En entrée, on a testé les raviolis végétariens dorés (6,5€ les six), croustillants à l’extérieur, farcis d’un mélange de chou, carotte, champignon noir, soja et petits pois, et servis avec des germes de petits pois, du poireau en julienne, du sésame blanc, du vinaigre balsamique et l’huile pimentée maison. Un bel équilibre entre croquant et fondant, loin des raviolis vapeur un peu fades qu’on trouve ailleurs.
Pour la note sucrée, on a opté pour la glace au sésame noir accompagnée d’un sablé à l’œuf, un dessert typé qui change agréablement des traditionnels beignets ou du riz gluant qu’on retrouve souvent en fin de repas chinois.
Si on en croit les avis en ligne, la carte réserve encore d’autres pépites : les fameuses Biang Biang noodles tirées à la main devant les clients, une version au poulet halal, une déclinaison froide au concombre pour les soirs de chaleur, des bao à la texture feuilletée, du poulet frit croustillant, et même des nouilles de riz froides façon liangpi, plutôt rares sur les cartes bruxelloises. De quoi justifier plusieurs visites.
Un conseil si on veut éviter la file, plusieurs habitués le confirment aussi : on y va plutôt à l’ouverture ou après 20h45, le service tourne vite mais l’endroit est petit et l’attente peut vite grimper aux heures de pointe.
La Taverne de Zhao Rue Saint-Boniface 34, 1050 Ixelles Ouvert tous les jours, du lundi au vendredi de 12h à 14h30 et de 18h à 22h30, le week-end en continu de 12h à 22h30.
À peine un pied dans la capitale Belge, Pierre lance il y a plus de 10 ans « InsideBrussels.be », l’idée est simple: « Que faire? Où aller manger ou boire un verre ? « . Entrepreneur dans l’âme, ce n’est pas son premier projet! Loin de là. EatLocal.io; KingCard.be, Bricabrac.be … Comme le vin, avec le temps le projet se bonifie!
Pierre n’hésite pas à partager ses coups de cœur et ses meilleures adresses de restaurants Bruxelloises qu’il pourrait vous recommander les yeux fermés.