Kaiju : le monstre asiatique qui dort au pied du JAM đ

Mis Ă jour le 30 septembre 2026 par pierre
On passe devant le nĂ©on rouge depuis un moment, ce grand KAIJĆȘ doublĂ© de ses deux kanji æȘçŁ, plantĂ© dans la vitrine de la chaussĂ©e de Charleroi. Cette fois, on est entrĂ©s. Et on a compris pourquoi la salle est pleine un mardi soir comme un samedi.
đïž Un rez-de-chaussĂ©e brut au cĆur de Saint-Gilles
Kaiju occupe le rez-de-chaussĂ©e du JAM Hotel, cette adresse Ă lâesthĂ©tique bĂ©ton installĂ©e dans une ancienne Ă©cole dâart. Le dĂ©cor joue la carte du brut assumĂ© : piliers en bĂ©ton, cuisine ouverte oĂč lâon voit les chefs sâactiver, tables rondes, chaises vert dâeau et bougies rouges. CĂŽtĂ© bar, lanternes japonaises et Ă©tagĂšres de bouteilles achĂšvent de planter le dĂ©cor.
Le nom, lui, ne doit rien au hasard. Les kaijĆ«, ce sont les monstres gĂ©ants du cinĂ©ma japonais, Godzilla en tĂȘte. Ici, le monstre est plutĂŽt gourmand, et plutĂŽt sympathique.
đ„ą Lâesprit izakaya : on partage tout
La carte (en anglais, on vous prĂ©vient) annonce la couleur : on vient pour passer un moment convivial dans lâesprit des izakayas, ces bistrots japonais oĂč les assiettes circulent au milieu de la table. Le conseil de la maison : cinq plats pour deux personnes. On a suivi la consigne, et câĂ©tait exactement la bonne dose.
Les assiettes tournent entre 9 et 14 âŹ, ce qui permet de composer sa soirĂ©e sans calculatrice. La cuisine pioche du cĂŽtĂ© du Japon, de la CorĂ©e, de la Chine et de la ThaĂŻlande, avec un vrai goĂ»t du mĂ©lange : une krokette au ComtĂ©, kalamansi et jalapeños, une burrata au tomate caramĂ©lisĂ©e et nuoc-mĂąm, ou un « KFC » version Korean fried chicken.
đ Ce quâon a goĂ»tĂ©
Les wontons façon Sichuan ouvrent le bal : raviolis au porc, gingembre et oignon nouveau, baignĂ©s dans une sauce soja et vinaigre, relevĂ©s dâune garniture croquante et de coriandre fraĂźche. Câest le genre de bol quâon ne partage quâĂ contrecĆur.
Le pork belly cuit Ă basse tempĂ©rature, laquĂ© Ă lâorange et couvert dâherbes, fond sous la baguette â une tuerie. Les moules kaprao, elles, arrivent dans un joli bol bleu et blanc : basilic thaĂŻ, citron vert, piments et lait de coco. Une vraie bonne idĂ©e pour une ville qui se croit experte en moules, et qui dĂ©couvre quâon peut les cuisiner autrement quâau vin blanc.
Pour accompagner, une Kirin Ichiban bien fraĂźche fait parfaitement lâaffaire. La carte de cocktails mise sur le yuzu, le shochu et quelques twists maison si lâon veut aller plus loin.
đ” Le dessert qui fait parler
On aurait pu sâarrĂȘter lĂ . On a bien fait de ne pas le faire. Le tiramisu au matcha, servi dans un plat en Ă©mail Ă liserĂ© bleu, garde la texture crĂ©meuse du classique italien tout en remplaçant le cacao par lâamertume vĂ©gĂ©tale du thĂ© vert. On a aussi craquĂ© pour un gĂąteau au chocolat CHOCODZILLA: CHOCOLATE BROWNIE, CARAMEL AND WALNUT ICE CREAM, PASSION FRUIT CARAMEL, AND SESAME
Deux desserts, deux cuillÚres, zéro regret.
đ Infos pratiques
Kaiju se trouve au 132 chaussée de Charleroi, à Saint-Gilles, à quelques minutes à pied du parvis et de la place Stéphanie. Le restaurant ouvre uniquement le soir, du mardi au samedi, avec une cuisine qui tourne de 19h à 22h. La réservation est vivement conseillée, surtout le week-end : on réserve en ligne ou au 02 537 10 05.
Notre verdict : une adresse quâon garde sous le coude pour les dĂźners entre amis oĂč lâon veut goĂ»ter Ă tout, sans se ruiner et sans se prendre au sĂ©rieux. On y retournera, ne serait-ce que pour le tiramisu. đŽ
Ă peine un pied dans la capitale Belge, Pierre lance il y a plus de 10 ans « InsideBrussels.be », lâidĂ©e est simple: « Que faire? OĂč aller manger ou boire un verre ? « . Entrepreneur dans lâĂąme, ce nâest pas son premier projet! Loin de lĂ . EatLocal.io; KingCard.be, Bricabrac.be ⊠Comme le vin, avec le temps le projet se bonifie!
Pierre nâhĂ©site pas Ă partager ses coups de cĆur et ses meilleures adresses de restaurants Bruxelloises quâil pourrait vous recommander les yeux fermĂ©s.